Deuxième nuit (la)

À la mort de sa mère un cinéaste réalise un film pour voir à quel point cette disparition a changé sa vision du monde. C’est l’occasion pour lui de revenir sur la relation qu’il a entretenue avec elle : une relation qui a fait de lui un individu libre en tant qu’homme et en tant que cinéaste.

Deuxième nuit (la)

Housewarming

Vous souvenez-vous de Boucles d’or? Le conte de cette petite fille qui s’est perdue dans la forêt? Affamée, elle aboutit dans une petite maison dont la porte est ouverte, y entre, s’assoit sur leurs chaises, mange le porridge des trois ours laissé sur la table, puis, fatiguée, s’endort dans un de leurs lits. House Warming est l’histoire d’une Boucles d’or contemporaine. Fatiguée de l’abondance, affamée d’un peu de faim, elle quitte le confort de son pays et part à la recherche du manque. Un jour elle arrive dans un endroit où elle ne trouve que de l’absence. Les maisons sont vides, pas de trace d’habitants. Il n’ y a pas de chaises, pas de tables, pas de lits. En fait, il n y a même pas de murs.

Housewarming

Kolwezi on air

Aux quatre coins de la République Démocratique du Congo prolifèrent de petites radio-télévi- sions locales. Indépendantes du pouvoir, proches des habitants et de leurs difficultés de vie, elles connaissent une large audience. Au Katanga, la chaîne RTM@ est particulièrement appréciée. Ses journalistes y font courageusement leur métier. Chaque jour, ils jonglent avec la censure et ra- content avec une profonde dignité ce qu’est la vie dans l’une des villes minières les plus riches du pays, Kolwezi.

Kolwezi on air

27 fois le temps

Ancré en Polynésie, au cœur du Pacifique sud, ce film vagabond traverse les frontières et les siècles pour explorer le temps et ses représentations. Surgissent une constellation d’histoires où se ren- contrent les sciences d’aujourd’hui et les mythes d’hier, la politique et la poésie, les rêves et l’his- toire. Il se pourrait bien qu’à la fin du voyage, le temps ne soit plus du tout ce qu’il semble être.

27 fois le temps

Besos frios

À la périphérie de Bogota, Les échos de jeunes voix se propagent. Leonardo, Omar, Jaime, Estiven, Diego et tant d’autres sont toujours là, malgré leur assassinat par l’armée, il y a six ou sept ans. Ils viennent visiter leurs mères et les embrassent, Leurs lèvres sont fraiches comme des glaçons. Ils sont des âmes benies, veillant sur ceux qu’ils aiment.

Besos frios

I don't belong anywhere

Cinquième titre de la Collection Cinéastes d’aujourd’hui, I don’t belong anywhere, le cinéma de Chantal Akerman, réalisé par Marianne Lambert, évoque quelques uns des 40 films de cette cinéaste majeure dont le très emblématique Jeanne Dielman.De Bruxelles à Paris, de New-York à Tel-Aviv, celle-ci nous emmène sur ses lieux de pérégrination. « Ma vie est toute trouée, pleine de blancs », dira-t-elle.Cinéaste nomade, expérimentale, elle nous fait partager son parcours cinématographique qui n’a cessé de questionner le sens de son existence au risque de chercher son public ou de s’y confronter.Avec sa monteuse, Claire Atherton, elle précise les origines de son langage et de ses partis-pris esthétiques. Un cinéma encore vivant tant il a influencé nombre d’artistes, comme en témoigne le réalisateur américain Gus van Sant.

I don't belong anywhere

Noche Herida

Français ou Anglais

Déplacée de sa campagne par la violence, Blanca occupe depuis peu un baraquement à la frontière de Bogota avec 3 de ses petits-fils. En pleine crise d’adolescence, Didier, l’ainé, s’éloigne déjà vers l’incertain. Avec l’aide des âmes bénites, Blanca se bat pour le protéger à distance, et veille sur les deux plus jeunes, John et Camilo, de peur qu’ils ne s’égarent eux aussi… 

Noche Herida

Killing time

En plein désert californien, la petite ville militaire de Twentynine Palms côtoie une vaste base de Marines. Tout au long de l’année, elle accueille de jeunes hommes de retour d’Irak ou d’Afghanistan. Entre permissions et entraînements, ils tuent le temps, seuls, entre frères d’armes ou en famille, dans un décor particulièrement évocateur du front qu’ils viennent de quitter. La banalité de ce quotidien révèle la difficulté de ces hommes à se réapproprier une vie dont ils se sentent désormais étrangers.

Killing time

Rumeurs du lac

VO.Swahili ST-FR

L’une des régions les plus instables du monde racontée par les pêcheurs du lac qui porte son nom – le Kivu. Ils sont les gardiens du Lac. Ils en connaissent tous les secrets, tous les dangers, les richesses aussi. Au gré de leurs séances de pêche ou lors de veillées au bord de l’eau, ils les racontent et se racontent. Une rumeur de poisson tueur, Mamy Watta génie du lac, un vieux colon belge, une réserve de méthane prête à exploser, deux pays belligérants, et surtout des petites histoires du quotidien, la famille, la vie, la mort.

Rumeurs du lac

Nef des fous (la)

VO.FR

Ils ont commis des actes graves, délictueux ou criminels. La justice les a jugés irresponsables de leurs actes au moment des faits. Ils sont internés et incarcérés pour une durée indéter- minée entre les murs de l’annexe psychiatrique de la prison de Forest. La nef des fous nous plonge au cœur de cel- lules où l’humanité semble avoir été oubliée. En confiance, les détenus se révèlent et nous livrent leurs espoirs plus ou moins réalistes d’être libérés un jour...

Nef des fous (la)

Entre ici et là-bas

Maison de repos et de soins spécialisée pour des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Anna, Madame Lemaire, Dorothée, Madame Des Rides, Madame La Marquise sont chez le coiffeur. Un visage d’une femme qui perd la mémoire... D’autres visages. “Chack”... “Chack”... Au rythme des coups de ciseaux, le temps passe, se casse, s’arrache, zigzague, tombe, s’effile. Sur le fil. Au rythme des coupes, des paroles, des gestes, des regards, des moments de révolte et de colère, une mimique, un poème... Un film de visages. Leurs visages.

Entre ici et là-bas

I comme Iran

VO.Persan ST-FR/EN

Bruxelles, dans le huis clos d’une salle de classe. À partir d’un manuel datant de la révolution islamique, la réalisatrice apprend à lire et écrire le persan, sa langue maternelle.

Au fil des leçons, son professeur lui transmet les rudiments de la langue, porte d’entrée vers l’histoire et la culture iraniennes. Progressivement le didactisme des leçons est détourné en un collage poétique et visuel qui met en jeu la notion de liberté et questionne le sens d’une révolution.

I comme Iran

Fleurs de l'ombre (les)

VO.Ro ST-FR/EN

Braila, delta du Danube, Roumanie. Au cœur de l’été, des femmes issues des quatre coins du pays se réunissent au Grand Hôtel de la ville. L’en- jeu de ce rassemblement ? Une compétition annuelle de Miss. Un concours de beauté parmi tant d’autres... à ceci près que seule compte la beauté intérieure. Et pour cause : organisateurs et concurrentes sont tous handicapés de la vue.

Fleurs de l'ombre (les)

Quand je serai dictateur

« Documentaire de science-fiction » construit à par- tir de centaines de bobines amateurs Super 8 et 8 mm, des années 40 à aujourd’hui. Ce film est le projet d’une “non-autobiographie”: et si, à l’autre bout de l’univers, naissaient à chaque seconde d’autres mondes contenant d’au- tres possibilités de nos vies? Quelles seraient alors toutes ces vies que je n’ai pas vécues? Aventurière, psychopathe, mère exemplaire, chef comptable, homme invisible ? Sur ce prétexte fictionnel – qui fonctionne en autant de chapitres que de mondes parallèles, le film déroule l’air de rien l’histoire de Georges : notre rencontre, sa folie et ce qu’il est probablement devenu dans un autre univers. Car l’enjeu profond du film est la question du deuil : comment se déroule ce souterrain travail ? À l’image, le film tisse des films amateurs 8 mm et super 8 - des années 40 à aujourd’hui -, emmêlant les fils de la fiction et du documentaire, du vrai et du faux, du mien et de l’autre, de la comédie et du drame...

Un Webdocumentaire lié au film, intitulé “Synaps”, est actuellement en cours de finition.

Quand je serai dictateur

Nuit qu'on suppose (la)

A quoi ressemble le monde pour ceux qui ne le voient plus ? Qu’y-a-t-il dans cette nuit sans fond que l’on imagine tous ? Brigitte, Danielle, Hed- wige, Bertrand & Saïd ont perdu la vue à différents stades de leurs vies. En explorant leurs univers, le film pose la question du regard et du lien que nous établissons avec nos sens, le monde et les autres.

Nuit qu'on suppose (la)

Cochihza

VO.ESP ST-FR&EN

Cochihza : “elle éveille celui qui dort”, dit-on de l’hirondelle cuicuitzatl, en nahuatl, la langue des ancêtres. Beaucoup de mots nahuas dérivent de cette racine cochi - dormir. Exprimant tant le som- meil que le rêve, s’étirer, s’étendre, le repas du soir, la subsistance, le cocon que fabriquent les chenilles, les cils, se retirer, bailler, faire l’amour à une femme, dormir auprès d’elle, l’endroit où on dort, s’éveiller, faire semblant de dormir...

Cochihza

Before we go

VO.FR&EN ST-FR/EN

Lidia, Marie, Noël et Michel sont en partance. Chacun est atteint d’une maladie spécifique. Ils savent que leurs jours sont comptés. Ils quittent leur lieu de vie pour investir les espaces labyrin- thiques d’une maison d’opéra. C’est là qu’ils vont interroger la frontière qui les sépare des morts, explorer ce qui les maintient si vivants malgré tout. Meg, Benoît et Simone, trois artistes cho- régraphes, se joignent à eux : ensemble, ils enta- ment un processus de création pour rendre per- ceptible ce fil ténu et précieux de l’existence sur lequel chacun de nous marche. Ils oeuvrent par- fois de jour, parfois de nuit, ils rêvent, s’éveillent, se maquillent, jouent et dansent, se parlent, échangent avec leur médecin. Autour d’eux, vivent d’autres artistes, des régisseurs, des arti- sans, des techniciens. Ensemble, ils font corps et évoluent avec la grâce de leur fragilité.

Before we go

Borhom Hakini

Je suis en colère, hors de moi.Cette instabilité chronique, ce désordre patent, ce bordel dans ma tête, d'où cela vient-il ?Quelle est la véritable origine de ce qui m'a construit et déconstruit jusqu'à présent ?Ce film naît d'un désir celui de me réconcilier avec l'enfant que j'étais.Borhom Hakini comme cette comptine que mes parents à tour de rôle me chantaient pour calmer mes angoisses, mes spasmes...

Donna Haraway

Story Telling for Earthly Survival

Donna Haraway, éminente philosophe, primatologue et féministe, a bousculé les sciences sociales et la philoso- phie contemporaine en tissant des liens sinueux entre la théorie et la fiction. Elle s’est fait connaître à partir des années 1980 par un travail sur l’identité qui, rompant avec les tendances dominantes, œuvre à subvertir l’hégé- monie de la vision masculine sur la nature et la science. L’auteure du Manifeste Cyborg est aussi une incroyable conteuse qui dépeint dans ses livres des univers fabuleux peuplés d’espèces transfuturistes. Le réalisateur Fabrizio Terranova a rencontré Donna Haraway chez elle en Californie. À partir de discussions complices sur ses recherches et sa pensée foisonnante, il a construit un portrait cinématographique singulier qui immerge le spectateur dans un monde où la frontière entre la science-fiction et la réalité se trouble. Le film tente de déceler une pensée en mouvement, mêlant récits, images d’archives et fabulation dans la forêt californienne.

Donna Haraway

Forains (les)

En suivant des membres de la communauté foraine dans leur grande tournée annuelle en Wallo- nie, en Flandre et à Bruxelles, « Les forains » nous invite à passer de l’autre côté du décor de cette grande kermesse itinérante. A l’heure où la foire est toujours un peu plus exclue des centres villes, nous partageons le quotidien de ceux qui en vivent et en portent l’héritage.

Forains (les)

Ongles rouges

Ongles Rouges raconte le trajet singulier que font ensemble 7 femmes. L’une est dehors, les autres sont dedans. L’une face à la mer, les autres en situation d’enfermement. Au fil des ans, de leurs lettres, de leurs rencontres, il est question de gestes quotidiens, de mémoire, de corps intime et social. Ensemble elles évoquent leurs actions journalières, leurs rituels, leurs liens, leur état de femme, de fille, de mère et les marques du temps sur leurs peaux. Au fil du film se tisse un langage commun, une chorégraphie sensible et l’espace d’une vie à venir.

Ongles rouges

Oltramare

Colonies fascistes

Dans l’Italie fasciste des années 30, le petit village de Borgo voit une partie de ses habitants, poussés par la misère ou l’esprit d’aventure, émigrer dans les colonies de «L’Empire Italien d’Afrique». Ils s’en vont chercher l’Eldorado que la propagande fasciste leur a promis. Leur rêve se brise après quelques années seulement. La guerre et la chute du régime entraînent la perte des Colonies, les obligeant à revenir à Borgo, après avoir tout perdu. Cette épopée nous est dévoilée par les mots, les mémoires écrites et les centaines de photos de quelques témoins. L’histoire se déploie dans un parcours intime qui nous révèle une parole longtemps tue. Une aventure coloniale vue de l’intérieur.

Oltramare

Boli Bana

La nuit, le jeune Ama et sa bande voyagent dans la brousse de Boli Bana. Des bêtes immenses et bienveillantes les accompagnent. Ils se jaugent, se cherchent, s’apprivoisent. Le jour, la jeune Aissita est l’attention du village de Boli Bana. Une sorcière est venue pour un rituel : Assista rentre dans l’âge adulte. A travers les yeux de ces enfants se dessine l’histoire d’un monde nomade et mystique. Une enfance peulhe au Burkina Faso.

Boli Bana

Wim

Le danseur, chorégraphe et metteur en scène Wim Vandekeybus a grandi dans une grande famille, avant de fonder sa propre famille créative : la compagnie de danse Ultima Vez. Il est père de deux fils. Dans Wim, Lut Vandekeybus explore la créativité fébrile de son frère et la manière dont les dif- férentes familles de sa vie se rencontrent, s’inspirent et se confrontent. À partir de matériel issu de représentations, de répétitions, d’entretiens et des riches archives familiales, elle dresse un portrait intime de Wim. Un regard poétique et subtil sur une vie rythmée par la pulsion créative.

Wim

Dal ritorno

Cher Silvano, quand on s'est rencontrés, un soir de décembre, tu m'as demandé de t'accompagner. Tu voulais revenir là, au lieu d'où tu avais survécu. Je suis toujours là-bas, tu me disais. En vie, seul dans l'incrédulité de l'existence. Nous avons commencé le voyage. Tu as dû survivre, à nouveau. » Silvano Lippi était un soldat italien en Grèce, en 1943. Prisonnier des Allemands, déporté à Mauthausen, affecté aux Sonderkommando. Le film lui est adressé, depuis le retour.

Dal ritorno

S'enfuir

VO.FR ST-EN

Albert Huybrechts est un compositeur belge né en 1899. Sa condition de prolétaire et sa mort prématurée ne lui laissèrent pas le temps de faire connaître sa musique, pourtant remar- quable. Aujourd’hui, on redécouvre sa vie et son œuvre, comme une lettre qui aurait glissé sous un meuble et que l’on retrouve septante ans plus tard. Au fur et à mesure du récit, nous percevrons alors en filigrane la présence d’un jeune frère à travers le regard et l’amour duquel révèlera l’intimité funeste du musicien. Grâce à une forme libre, mélange de musique, de voix, d’archives, d’inventions et de réel, le film pro- pose un portrait de cet artiste inaltérablement moderne et du rôle que peut jouer la création dans une vie.

S'enfuir

Ennahdha

VO.Ar ST-FR

Tunisie, fin octobre 2011. 10 mois après la chute de Ben Ali, les élections constituantes tuni- siennes amènent Ennahdha, un parti islamiste largement méconnu de l’opinion internationale à la tête de l’Etat Tunisien. Deux ans plus tard, c’est un parti qui a échoué à mener les princi- pales réformes et à porter le souffle de la révo- lution qui se présentera à nouveau devant les électeurs. Sur fond d’une violente crise sociale et de montée du salafisme jihadiste, le présent documentaire est l’autopsie, historique et poli- tique, d’un parti islamiste qui compte asseoir son pouvoir sur l’avenir de la Tunisie.

Ennahdha

Casus belli

VO.FR ST-EN

Un « casus belli » c’est, littéralement, un motif de guerre. Ce motif peut être essentiel ou futile, et le feu qu’il allume une guerre mondiale ou une querelle de voisinage. Certaines étapes se retrouvent quelle que soit la taille du conflit : incompréhension - interprétations de signes, actes ou paroles - dénigrement - insultes franches ou voilées - escalade. Le feu est plus facile à allumer qu’à éteindre ! Ce film s’intéresse au difficile travail de rame- ner les humains en discorde à une paix relative. Deux métiers et deux lieux sont explorés : le médiateur de quartier, qui écoute, s’abstient de tout conseil, tâche de faire émerger la solution des parties elles-mêmes et le juge de paix, qui tantôt tranche, tantôt s’efforce de dégager un accord – parfois au forceps. Devant eux, le théâtre de l’humanité, avec ses ruses, ses fanfaronnades, ses manœuvres de séduction, et sa sincérité.

Casus belli

Tourmentes (les)

VO. ST-EN/FR

La tourmente est une tempête de neige qui sévit sur les Monts Lozère. Elle égare ceux qui se trou- vent pris en son sein. A partir des récits et de la vie de ceux qui la connaissent, qui l’ont éprouvée, qui la craignent, ce film révèle, au travers de cet inci- dent climatique, les tourments des hommes ainsi que la relation intime qui les unit à la nature.

Tourmentes (les)

Chemins de Jorge (les)

Dans un village reculé du nord du Portugal, une flûte se fait entendre au loin dans le paysage bru- meux du matin. Une couturière joue avec une paire de ciseaux devant sa porte. La même mu- sique résonne dans les ruelles du centre-ville de Braga. Un boucher attend devant son établisse- ment, un couteau dans chacune de ses mains. Un homme muni d’une flûte de Pan apparaît au loin. Il joue et avance lentement au côté de sa moto. Il s’agit de Jorge, aiguiseur de couteaux, qui, depuis deux mois, n’était pas passé par là.

Chemins de Jorge (les)

Karaoké domestique

VO. FR ST EN / ESP

Dans toutes les maisons, quelqu’un doit ranger, lessiver, nettoyer. Mais qui ? Karaoké Domestique est une performance, et une expérience : celle d’articuler les paroles - de me mettre à la place - de trois duos de femmes dont l’une fait pour l’autre le travail ménager qui sinon lui incomberait.

Karaoké domestique

Mes sept lieux

“Mes Sept Lieux commence au moment où je suis expulsé de plusieurs lieux qui me sont chers. C’est le début de mon errance urbaine qui me fera faire en dix années un périple de 300000 kilo- mètres avant de revenir à peu près à mon point de départ. Une aventure physique autant que méta- physique. Fragments de films documentaires, de journal intime, de notes de chevet, de bouts de 

fiction, Mes Sept Lieux est un essai sur le temps qui passe, agrémenté d’un fatras de réflexions légères et graves, en définitive une tentative tout simple- ment d’exister. C’est le quatrième épisode de la fiction autobio- graphique Babel, commencée en 1983. Parcourir tous les lieux de ma vie, revoir et filmer mes amis : tout un programme. C’est ce que j’ai essayé de faire, et cela m’a pris plus de 10 ans (1999-2010). Le film - divisé en 10 parties - se présente sous la forme d’une mosaïque, de petits films imbriqués les uns dans les autres, reliés entre eux comme dans une vaste fresque ou une tapisserie. Le film gagne ainsi dans son aspect philosophique, car pour moi le film est davantage une réflexion sur ma façon de vivre plutôt qu’un simple reportage sur ma vie.” (Boris Lehman)

Mes sept lieux

Deux fois le même fleuve

1869, John McGregor, un explorateur écossais descend le Jourdain en canoë des sources du fleuve au lac de Tibériade. Été 2012, Effi et Amir, israéliens de « l’extérieur » basés à Bruxelles se coulent dans son sillage et font le même voyage. Au milieu de décors mythiques où hommes et pay- sages sont marqués par la politique, la religion et l’histoire, au fil des rencontres avec des vacanciers israéliens, les réalisateurs nous plongent dans un roadmovie solaire et inquiétant. À la fois questionneurs et questionnés, acteurs et spectateurs, avec sincérité et auto-dérision, Effi et Amir alternent cinéma direct et mise en scène de leur dialogue intérieur. Ils s’interrogent et in- terrogent ce qui fonde la perception d’un lieu et nous renvoient par là à notre propre rapport aux racines. Aux géographies de nos vies.

Deux fois le même fleuve

Belle de nuit

Grisélidis Réal est un météore. Sa vie est digne d’un roman. Elle s’est prostituée dans les bordels munichois, aux bras de G.I. Noirs. Elle a trafiqué de la marijuana. Elle a fait de la prison. Dans les années 70, elle devient “la Catin révolutionnaire”. Elle écrit : “la Prostitution est un Art, une Science et un humanisme”. L’amour fou l’a consumée. Ses clients aussi. Grisélidis peint, elle dessine et écrit sa vie qu’elle invente à chaque instant. Tout avec elle, devient précieux, passionné, passionnant, bouleversant, fou. Grisélidis, c’est la révolte. C’est la femme sauvage qui traverse la nuit en hurlant, parée, fardée, sublime.

Belle de nuit

Sankofa

A travers ce « home movie », j’exprime mes tentatives de trouver ‘l’Oiseau bleu’*, le seul être capable d’enrayer le mal qui ronge notre famille, du moins c’est ce que j’ai toujours cru.

*L’Oiseau Bleu, pièce de théâtre écrite par un écrivain belge, Maurice Maeterlinck : Un frère et une sœur, Tyltyl et Mytyl, partent à la recherche de l’Oiseau bleu pour guérir une fille malade. À travers cette quête, aidés par la Lumière, ils vont retrouver leurs grands-parents morts, leur petit frère pas encore né et bien d’autres personnages encore.

Sankofa

Deux visages d'une femme bamileke (les)

Ce film raconte le retour d’une jeune femme dans son pays d’origine, le Cameroun, ses retrouvailles avec sa mère, retrouvailles construites autour des espaces revisités de leurs deux vécus. Deux parcours différents qui se croisent autour des traditions qui fondent leurs deux personnalités. A la recherche des sentiments enfouis, des histoires, son histoire. Donner vie aux voix endormies dans le silence, éclairer les visages des femmes de sa communauté qui l’ont construites pour faire jaillir d’autres couleur de leur visage.

Deux visages d'une femme bamileke (les)

Lions (les)

Mourit, Andre, Vincent et Joe sont de grands leaders du Lions Club, parmi eux un seul est blanc. Le réalisateur les suit au Bénin et à Brazzaville lors de leurs réunions de contrôle des clubs. Ils s’occupent autant du bon règlement des cotisations qu’au respect strict du protocole, du chant de l’hymne, du port de l’uniforme. Ce qui se dessine à travers ses réunions c’est la motivation extraordi- naire au sein des clubs du Continent Africain. Le but est de devenir un continent Indépendant au sein du Lions Club International,en s’affranchissant de la tutelle Indienne et Libanaise, pour cela il faut recruter encore plus de membres. Ce combat associatif devient un enjeu national et panafricain car les Lions Africains sont aussi des acteurs économiques et politiques de premier plan.

Lions (les)

Ortho!

Qu’y a-t-il au fond de ce trou obscur, qu’une larme d’enfant à creuser au centre du papier ? Quels sont ces hiéroglyphes étranges écrits sur le tableau ? Pas facile d’être un écolier quand les lettres et les mots se mélangent ! Pas facile de faire reconnaître sa différence… Par dessous tout, il y a ces évaluations ! En dessous de cinquante, tu ne passes pas ! Alors il faut s’accrocher pour surtout ne pas débarquer…

Ortho!

Mains libres (les)

Frans Masereel est l’une des figures artistiques belges les plus passionnantes du 20ème siècle. Son œuvre, essentiellement composée de gravures en noir et blanc, est un cri de révolte contre les tragé- dies de son temps. Contraint à un exil forcé en raison de ses convictions pacifistes, il incarna aux côtés d’écrivains comme Stefan Zweig et Romain Rolland, le rêve d’une Europe culturelle et fraternelle. A travers une correspondance imaginaire que le réalisateur adresse à l’artiste, le film esquisse le portrait d’un homme libre et émouvant, qui durant toute sa vie, a tenté de s’affranchir des mar- chands d’Art pour mettre sa création entre toutes les mains.

Mains libres (les)

Impressions Morisot

Ce film est constitué des étapes de mon voyage, dans l’espace et dans le temps, à la recherche de l’oeuvre et de la personnalité de Berthe Morisot (1841-1895). Longtemps seule femme du groupe des impressionnistes, Berthe Morisot en fut le centre et le lien. Auteure d’une oeuvre forte et novatrice, elle dut s’inventer un chemin, à une époque où les femmes n’étaient pas admises à l’Ecole des Beaux-Arts, et réussit à se faire une place aux côtés de Renoir, Monet, Degas,... J’ai mis mes pas dans les siens à la rencontre de sa peinture, de ses oeuvres graphiques, de ses textes et des pay- sages et maisons, où elle a vécu et travaillé. Autant d’éléments de la construction d’un portrait.

Impressions Morisot